RePère(s)

Nos parents, ce qu’ils sont, et la relation que nous entretenons avec eux depuis le premier jour : tout cela joue un rôle considérable dans notre vie, notre construction, et détermine en partie nos peurs, nos manques, nos atouts.
Le parent, que l’on ne pourrait se réduire à définir comme un cadeau ou un fardeau, pourra plutôt être caractérisé par une multitude de nuances entre ces deux options.

La relation père-fille a une dimension encore bien particulière. Des conséquences, des enjeux notables.

« Le père est un miroir dans lequel la fille discerne l’ébauche de la femme qu’elle deviendra. »
Cette phrase de C. Castelain-Meunier - peut-être excessive ? - pointe toutefois l’importance de cette relation.

Douze femmes, âgées de 22 à 74 ans, ont accepté de se livrer sur ce sujet.
Je les ai rencontrées aux quatre coins de la France.
Trois d’entre elles ont souhaité écrire. Les autres l’ont fait de vive voix lors d’une conversation, de femme à femme. De ces échanges privilégiés, sont nés des textes. J’ai eu à cœur de m’engager dans ce travail de mise en lumière de ce lien père-fille.

Que leur père ait été absent, exigeant, envahissant, agressif, ou simplement maladroit, qu’il ait abandonné ou qu’il ait fait de son mieux, que ces femmes se sentent apaisées, retenues ou au contraire libérées, qu’elles aient cherché à le rendre fier, à lui pardonner, à s’en éloigner : toutes ont su puiser de la force dans ce qu’il y a eu de bon ou de moins bon.

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Dans un cadre intime, le public est invité à découvrir ces femmes, à travers textes et portraits photographiques.

Prochaine exposition du 5 septembre au 28 octobre 2024 à Fonsorbes (Haute-Garonne)